La 5G a commencé son développement depuis maintenant plusieurs mois. Un cap a récemment été franchi sur sa feuille de route : la 5G entre en phase de test. On ne nous promet pas un meilleur débit, mais plutôt une évolution du paradigme actuel. Une petite révolution de nos usages s’amorce doucement et les communications devraient en être profondément fluidifiées. Des termes tels que : ondes millimétriques, small cells, beam tracking ou encore data slicing, vont progressivement fleurir dans notre vocabulaire. Décryptage de cette nouvelle génération.

Le réseau 5G

Des antennes dissimulées dans le paysage urbain

Si la 5G semble si puissante, c’est parce qu’elle exploite les ondes dites millimétriques, les ondes à hautes fréquences. Le débit bénéficie d’une accélération conséquente (jusqu’à 20 fois par rapport à la 4G) et la latence est diminuée (divisée par 20 par rapport à la 4G). L’autre avantage réside dans le fait que les émetteurs/récepteurs sont beaucoup plus petits. Il est donc possible d’en intercaler davantage sur une même antenne. Point négatif, car il en fallait un, la zone couverte par les ondes est beaucoup plus limitée (une centaine de mètres) et a une capacité de pénétration moindre. C’est pour pallier ce revers de médaille, qu’il faudra manifestement s’habituer à voir ces antennes dans notre paysage urbain, au contact des piétons (les small cells). Les abribus, les panneaux publicitaires, les façades d’immeubles seront les nouveaux supports de ces supers ondes.

Un mobile en 5G

La 5G : un faisceau de données qui suit l’utilisateur

Pour pallier la perte de réseau que l’on rencontre parfois en se déplaçant ou dans les transports en commun, le beam tracking viendra à notre secours. Ainsi, au lieu de propager ses ondes autour d’elle, une antenne 5G va centraliser sa transmission en direction de l’utilisateur. Là où le changement d’antenne-relais peut provoquer un ralentissement et une perte de débit, ce nouveau système propose une fluidité parfaite. Le réseau sera capable de suivre l’utilisateur pour lui proposer une expérience toujours optimale.

Le data slicing pour désengorger les stades

La 5G présente un dernier avantage : le data slicing. À l’heure actuelle, avec la 4G, si 10 internautes se connectent à la même antenne, chacun a quasiment un dixième de la bande passante. Dans les zones denses, ou proches d’un match de foot ou d’un concert, le partage de données est difficile. Surtout pour la personne voulant juste envoyer un petit message. Avec le data sicling, les antennes déployées seront capables d’extrapoler la quantité de bandes passante nécessaire à chacun selon son utilisation.

Le déploiement ne se fera probablement pas avant 2022. Mais forte de ces nouveautés, la 5G a le potentiel pour améliorer notre expérience utilisateur dans le futur.

– Langue de SERP

La 5G : la génération qui veut révolutionner la téléphonie